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Mon impression:

J'avais lu le Tome I de la Trilogie du Mal il y a déjà quelques temps (bien avant de publié ma chronique). Puis, j'ai laissé passer quelques semaines pour lire d'autres ouvrage, notamment Le Manuel du Serial Killer de Frédéric Mars.

Non pas que je n'avais pas aimé ce premier tome, seulement quand j'aime, j'apprécie de laisser du temps entre les différents livres pour faire durer le plaisir...

J'ai donc pris In Tenebris avec tout de même la hâte de me replonger dans cette trilogie, contente de retrouver Joshua Brolin et me demandant dans quel gouffre Maxime Chattam allait nous faire plonger.

Et bien là, mazette, j'en ai fait des cauchemards (non, non je ne suis pas une pauvre chose!). Et quitte à plonger dans un gouffre, Maxime Chattam ne fait pas les choses à moitié. Au sens propre comme au figuré, on plonge dans les ténèbres de la ville de New York, on s'enfonce sous terre, jusque dans ses entrailles, jusque dans la noirceur de l'âme humaine, ça suinte, c'est noir, c'est oppressant!

Et ce n'est pas joli joli. C'est même flippant.

On se dit souvent que ça reste de la fiction, ça nous rassure, mais quand on entend certain faits d'hiver (dont un en particulier que je ne citerai pas pour ne pas spoiler...), on se dit que l'on peut vraiment être capable du pire.

Heureusement, au milieu de tout cela, il y a Joshua Brolin devenu détective privé qui - par la force des choses - va faire connaissance et équipe avec la Détective du 78ème precinct de New York, Annabel o'Donnel.

Pas de romance en vue mais deux solitudes qui se rencontrent, qui se réconfortent, qui se comprennent. Et ça fait du bien de voir qu'au milieu de tant de noirceur, deux âmes arrivent encore à se faire confiance, à se rassurer.

Au delà de l'histoire, j'ai apprécié que l'auteur ne nous replonge pas dans le jargon des sciences médico-légales, par contre, les scènes sanguinolentes, de supplices subis, quasi absentes du premier opus sont belles et bien présentes ici et la plupart du temps assez dures, laissant un poids oppressant sur la poitrine...

Âme sensible s'abstenir...

Concernant l'intrigue, elle est bien menée, même si pour une fois j'avais compris de quel groupe était issu Caliban. Je me suis tout de même trompée sur l'identité, et plein de petites choses ne m'ont pas du tout sauté aux yeux...Je suis du coup bon public pour un auteur qui sait un tant soit peu faire languir, stresser et monter en pression son lecteur.

J'apprécie toujours autant le style de l'auteur, son choix de chapitres courts et haletants qui participent à nous faire ressentir l'action, à cette façon de nous mettre en "appétit" (sans mauvais jeu de mot)avec un prologue à chaque fois mystérieux et l'arrestation du meurtrier au début du roman qui ouvre en grand les ramifications de ces associations du crime.

A voir si ça se vérifie dans le troisième opus Maléfices.

Cette fois, je n'ai pas attendu pour me plonger dans ce 3ème tome qui clôture La Trilogie du Mal, même si j'appréhende quand même un peu: d'après une Pipelette, In tenebris n'est rien à côté de Maléfices...

Maxime Chattam nous ferait-il traverser les cerles de Dante pour approcher au plus près la noirceur humaine?

Ce livre fait parti d'une lecture commune

 

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